Les hydroliennes
Les méthodes utilisées pour exploiter l'énergie des courrans marins sont des dérivés de celles dont on se sert pour l’énergie du vent (éoliennes). Pour cela, on utilise des machines qui s'appellent des hydroliennes.
On retrouve dans les racines étymologiques des hydroliennes et des éoliennes le même suffixe -ienne qui montre que le mode de fonctionnement est le même. Le préfix permet d’identifier l’élément utilisé pour produire cette énergie. On a Éole- pour l’énergie du vent et hydro- pour l’énergie de l’eau.
Le principe consiste donc à faire tourner des hélices ou des turbines par les courants marins.
La densité de l'eau de mer étant 800 fois plus élevée que celle de l'air les hydroliennes. Celles-ci sont donc nettement moins imposantes que les éoliennes terrestres. Même si le vent est plus fort que le courant,sa densité étant moidre, il y a donc une très légère différence entre ce que produisent une éolienne et une hydrolienne.
Quel que soit le type d'hydrolienne, on retrouve toujours les mêmes éléments : elles sont composées d’une base qui permet de les fixer au sol et d’un rotor qui tourne avec l'énergie cinétique des courants marins. Ce rotor entraîne alors un alternateur qui transforme l’énergie mécanique énergie électrique. Enfin l’électricité produite est envoyée sur terre par des fils électriques posés au fond des océans.
Le principe de fonctionnement des hélices des hydroliennes est le même que celui des avions. Cependant, ces dernières sont dépendantes d'un moteur alors que ce sont les pales de l'hydrolienne qui réceptionnent elles même l'énergie à partir de laquelle on produira de l'électricité. En effet, grâce à leur profilage, un côté est en surpression et l’autre en dépression. Ainsi l’hélice est poussée par la surpression et est aspirée par la dépression : l’hélice tourne.
Certains types d'hydroliennes utilisent l’énergie des marées ce qui présente plusieurs avantages : elles sont facilement accessibles car elles sont près des côtes, la direction reste tout le temps la même, et les quantités d’énergie sont prévisibles de façon précise car on peut prévoir les courants des marées. Cette idée rejoint l'énergie marémotrice.